mardi 31 mars 2009

Finale de la Varsity Cup

Hier soir a eu lieu la finale de la Varsity Cup : coupe universitaire entre les huit grandes universités du pays.

Cette année, elle opposait les Maties aux Pukke (Près de Johannesburg) au Stade Danie Craven de Stellenbosch. Et oui, vu qu'ils ont déjà gagné le trophée l'an dernier et qu'ils ont fini premiers de la saison régulière, ils ont eu le droit de recevoir pour la demi-finale et la finale. Normal non?

Entre 15 et 20 000 personnes s'étaient données rendez-vous pour ce match. L'ambiance était bien sûr au rendez-vous comme vous allez pouvoir le voir sur les vidéos.

Cela commence bien avant le match avec le show d'un gars au micro; apparemment un gars 'cool' que tout le monde connait ici. Les chansons étaient toutes en Afrikaans. Ce n'est pas très joli à entendre :



La mascotte rentre ensuite en scène pour l'élection de la 'Miss Varsity Cup' avec en lice une participante de chaque université. C'est bien sûr la nôtre qui a gagné ! La mascotte a quelques privilèges, comme celui de mettre des mains aux fesses de toutes les miss tranquillou, sans remontrance aucune :



Vient ensuite la rentrée des Maties sous une acclamation générale. Les feux que vous voyez à droite ne sont que des barbecues allumés dans les tribunes. C'est mieux que des fumigènes !



Puis, le moment du frisson. Tous ses supporters entonnant l'hymne national sud-africain. Wow ! Il est pas des plus moches en plus :



Vous avez toujours voulu vivre une holà de l'intérieur ? C'est parti (ça part d'en face) :



Score final 11-6 pour les Maties qui conservent leur titre, empochant au passage l'équivalent de 20 000 €. La fête s'est poursuivie dans le stade et dans les rues de la ville jusque très tard le soir (enfin je suppose, je ne suis parti qu'à 00h00).

dimanche 22 mars 2009

Kogelberg

Bonjour la compagnie !

Je sors de mon mutisme long de deux semaines pour vous présenter la petite randonnée que j'ai eu le plaisir d'effectuer aujourd'hui à Kogelberg, un parc naturel au Sud de Stellenbosch à quelques encablures de l'océan.

Dans un cadre mêlant scènes du 'Seigneur des Anneaux' et montagnes rocailleuses azuréennes, nous avons pu nous promener paisiblement en bord de rivière. Nous avons même eu la chance d'apercevoir une petite antilope s'abreuvant sur une plage isolée.

Les nombreux lagons naturels sont plutôt agréables. L'eau y trouve une couleur assez particulière, mais malgré ça, la baignade y est fort plaisante.


mardi 10 mars 2009

Tulbagh


Ce week-end, nous étions invités à découvrir le Nord du Western-Cape et plus précisément Tulbagh. C'est une petite ville (1500 habitants) où a vécu l'un des mes potes colorés sud-africains toute sa vie avant de venir étudier à Stellenbosch.

Comme vous le voyez sur la carte, Tulbagh est entourée par les montagnes. Étant arrivé le vendredi soir vers les 22h, nous n'avons pu contempler le paysage que le lendemain au réveil. Danwille nous avait trouvé un petit cottage en plein milieu d'une ferme cultivant des olives et des citrons. On se croyait presque sur les hauteurs de Grasse! (ou à Montpellier comme le prouve la photo). Après s'être acclimatés aux environs, nous avons commencé la journée par deux dégustations de vins : le premier était plus axé "champagne" (pas terrible soit dit en passant) et le deuxième nous a offert une large palette de saveurs, mais toujours pas l'extase non plus. L'ouverture au client est quand même vraiment différente entre l'Afrique du Sud et la France : alors qu'ici toutes les fermes sont ouvertes au public et que des dégustations sont possibles à un prix dérisoire, les viticulteurs français ferment leurs verrous.

Après avoir mangé dans un petit pub assez sympa (entouré par la végétation), nous sommes remontés dans le coffre du pick-up et sommes partis dans les montagnes, direction Ceres. Elles sont assez impressionnantes et peuvent différer d'un virage à l'autre.

Le soir, on échappe pas au braai. Ai-je besoin de rappeler ce que c'est ? (barbecue, pour les lents !) pour finir dans un 'local pub' comme ils l'appelent ici. Topo : 4 blancs dans les environs (nous en fait) et tous les regards se posant sur nous. Mais au final, voyant que nous n'étions pas inconnus de tout le monde, les gens sont petit à petit venus nous parler et étaient fiers que des européens viennent découvrir leur région. Je pense que cela n'aurait pas été pareil si nous n'étions pas accompagnés de locaux.

Lendemain, rebelotte, petite randonnée dans les montagnes avoisinantes pour trouver une source déséchée. Le week-end se finit tranquillement par un repas chez les parents de Danwille. Gens très sympas et très demandeurs de découvrir d'autres cultures. Sur la route du retour, nous nous arrêtons pour une nouvelle dégustation de vins (toujours pas ça, sauf un rosé plutôt pas mal) et passons par le "Bain's Kloof", un passage entre les montagnes pour rejoindre Stellenbosch.

Le mois de Mars risque d'être plutôt tranquille donc vous risquez de ne pas avoir grand chose à vous mettre sous la dent, mais c'est pour mieux préparer le prochain voyage. Les deux premières semaines d'Avril risquent d'être consacrées à un plus gros 'trip' dans l'Est, je ne vous en dis pas plus pour le moment; c'est en préparation!

C'était Pierre en direct de Stellenbosch, pour reporters sans jarretières.

lundi 2 mars 2009

Cape of Good Hope

L’apothéose d’un week-end déjà riche en images : Le Cap de Bonne-Espérance. Refaisons dès à présent votre culture si vous le voulez bien : ce n’est pas du tout le point le plus au Sud de l’Afrique ! Il se nomme le Cap Aguilas et est plus à l’Est.

Ce cap a été découvert par le portugais Bartolomeu Dias en 1488. Les portugais baptisèrent le Cap ainsi car ils avaient l’espoir de pouvoir rejoindre les Indes ! Dias érigea un padrao (qui a été remplacé par une croix, cf photos). Vasco de Gama en fit de même lorsqu’il s’y arrêta avant de rejoindre les Indes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Arrivés à l’entrée du parc national de Bonne Espérance, nous devons payer 60 Rands chacun, soit 5euros. Je trouvais ça un peu cher pour quelque chose censé être naturel, mais bon vous allez voir que ça les vaut amplement.

La réserve n’a pas beaucoup de chemins différents : la majorité mène soit au Cap de Bonne-Espérance soit à Cape Point, point le plus au Sud de cette Péninsule. Par contre, des sentiers de randonnées permettent de s’aventurer un peu dans les terres, ou alors pour les courageux comme nous de rejoindre les deux caps cités précédemment. Les premiers paysages rencontrés sont déjà somptueux mêlant le vert au gris et au bleu.

Après une petite heure de balade, nous arrivons à Bonne-Espérance avec une belle montée des marches pour nous chauffer. En haut, la vue est splendide. Nous y croisons même un groupe de marmottes profitant des premiers rayons de soleil et surtout du calme avant la tempête avec l’arrivée de tous les touristes !

Cape Point se fait de plus en plus près lorsque nous apercevons une petite crique en contrebas (Dias Beach). L’escalier ne nous fait pas peur ! Et nous avons bien fait car c’était plutôt idyllique. Sable presque blanc, pas un chat, doux bruit de l’eau … le pied comme on dit !

La remontée a été plus délicate, mais ça en valait la peine. Après une petite marche, nous arrivons au pied de Cape Point. Pour les flemmards, un funiculaire, mais pour nous les escaliers ! Nous profitons de la beauté des lieux pendant plus de deux heures, se permettant même un pique-nique en bord de falaise.

Enfin c’est le retour et le moment de se fondre complètement avec la nature. Babouins voleurs, antilopes et autruches : tous ces animaux ont été rencontrés au détour d’un chemin ou en bord de plage. Ça change du zoo quand même. Le guide disait qu’il était très rare de voir ce genre d’animaux. On peut dire qu’on a eu de la chance alors ! Il nous a juste manqué les zèbres et les élands du Cap pour clôturer notre collection.

Notre séjour s’est fini par un magnifique coucher de soleil dans la baie du Cap.

Ça vous a plu ? Suite des épisodes le week-end prochain (logiquement) où nous sommes invités chez l’un des mes potes Sud-Africain à Tulbach (au Nord de Stellenbosch). Ambiance différente guarantie car population surtout colorée.


Simon's Town

En fin d’après-midi, nous nous sommes dirigés vers Simon’s Town, petite ville maritime se situant au début de la Péninsule du Cap. Parfait donc pour arriver le plus tôt possible au Cape de Bonne Espérance le lendemain. Le backpacker du coin est nettement plus beau que celui de la veille et en plus nous avons le droit à une chambre qu’à nous cette fois (un intrus a dormi avec nous à Cape-Town).

Simon’s Town ne serait vraiment pas une bourgade intéressante s’il n’y avait pas sa population de manchots qui attire chaque année un nombre incroyable de touristes. C’est vrai qu’ils sont mignons comme tout quand même. Et ça fait surtout bizarre de les trouver là sous une température de 30°, se baladant l’air de rien sur le sable en essayant tant bien que mal de fuir les visiteurs.


Kirstenbosch Garden

Ensuite, nous avons quitté le centre ville pour nous rendre du côté du Jardin de Kirstenbosch, l’un des plus beaux et diversifiés du monde du fait de sa situation géographique et climatique. Il est directement situé sur le flanc de la Table Moutain (cf précédemment) et s’étend sur plus de 500 hectares. On y retrouve des ambiances totalement différentes : serre avec des plantes provenant de l’Afrique « sèche », splendide pelouse avec des parterres de plantes colorées, jardin de protéas, région de Fynbos ressemblant étrangement à la Côte D’Azur (j’y ai même vu un olivier !), palmeraie, …

Moment très agréable pour un prix d’environ 0,80 centimes d’euros. Pourquoi s’en priver ?


Castle of Good Hope

Début des hostilités à 09h et direction the Castle of Good Hope (Château de Bonne Espérance) ; plus vieille construction d’Afrique du Sud.
Il ne ressemble pas vraiment à un château comme on a l’habitude d’en voir, c’est certain. N’ayant pas effectué la visite guidée, je n’ai pas grand chose à raconter sur ce sujet. Ce qui m’a le plus amusé (est-ce vraiment le terme ?), c’est la proximité avec les bâtiments administratifs de la ville. Ça dénote un peu mine de rien. Sur les coups de 11h, nous avons eu le droit à la cérémonie du canon. L’artificier en chef nous a fait la démonstration : c’est assez impressionnant comme un tout petit canon peut faire du bruit. Je n’ose même pas imaginer le résultat avec les gros canons.


Cape-Town

Location de la petite Toyota Yaris effectuée, Alexandre, Emilie et moi taillons la route jusqu’au Cap : 40 kms au Sud-Ouest de Stellenbosch. Kaapstad (nom afrikaans) c’est tout d’abord la capitale parlementaire du Pays, c’est une ville construite en 1652 pour approvisionner les bateaux allant vers l’Inde et qui comprend un peu moins de 3 Millions d’habitants. C’est sans aucun doute la ville la plus cosmopolite du pays du fait de son histoire : à leur arrivée, les hollandais ont chassé les populations noires locales et ont importé des esclaves indiens et angolais. 200 Huguenots français ont ensuite eu la possibilité de venir s’installer dans une petite vallée au dessus de Stellenbosch, nommée Franschoek. Les anglais ont pris la colonie au début du XIXe siècle. De ce fait, toutes ces populations ont créé un mixage très important qui est à la base de l’extrême diversité du pays et aussi de toutes les difficultés qu’on lui connaît comme on peut le voir sur les premières photos des townships.

Au pied de la Table Moutain (célèbre plateau qui surplombe la ville), nous sommes passés devant la seule centrale nucléaire. Je le précise car ceci est cause de beaucoup de soucis électrique dans le pays. Après une grosse demi-heure de route, nous arrivons devant notre backpacker, système d’auberge de jeunesse très développé ici. La rue est très vivante avec de nombreux café, bars et magasins de mode en tout genre.

Une fois nos quartiers pris, nous avons pu découvrir le quartier du City Bowl : centre ville entouré par les montagnes. Les premières photos proviennent de Gardens, magnifique jardin où siège le parlement (reconnaissable avec ses colonnes et sa façade rouge). On retrouve bien entendu beaucoup de bâtiments d’époque, avec le style Cape-Dutch que vous pouvez maintenant aisément reconnaître.

Nous avons paisiblement fini la journée au Khaya Nyama ; restaurant typiquement africain. Peintures rupestres et animaux locaux accrochés aux murs en font une vraie caverne. Au menu pour moi : mix de carpaccio en entrée (dans le sens des aiguilles d’une montre en partant du morceau blanc : crocodile, springbok, autruche et kudu). Pour le plat principal, j’en connais un qui ne va pas être très content, à savoir le frangin : steack de requin. Très bon repas, pour environ 12€.

On finit cette paisible journée en retrouvant un autre français au pub (et oui, les autres nationalités sont arrivées avant nous et ont déjà fait ce genre d’excursion).



Allez hop on y va, en route pour l'aventure !

Ce week-end a été riche en visites, émotions, découvertes, émerveillement et bien d’autres sentiments comme vous allez pouvoir le voir dans les billets ci-dessus. J’ai préféré séparer toutes les activités, afin de vous autoriser des pauses entre chaque. Alors à vos marques, prêts ? Partez !