lundi 4 janvier 2010

Toutes les bonnes choses ont une fin ...

Après toutes ces fêtes peu saines pour la ligne, finissons donc notre petite aventure italo-slovène: la réminiscence des kilomètres engloutis lors de ce séjour sera peut-être bénéfique, qui sait !

Au départ, la visite des grottes de Postojna, l'une des plus visitées au monde, était au programme. Malheureusement, en hiver, les visites sont très espacées et nous n'avions pas le temps d'attendre 1h30 que la visite commence. En plus, le prix était plutôt exorbitant et il était interdit de prendre des photos : donc pour vous, le fait de ne pas y être allé ne change fondamentalement pas grand chose.

Avant de quitter la Slovénie, nous nous arrêtons à Piran, petite ville avancée sur la mer. Tout de suite, on reconnait plus ou moins le style italien. Il n'y avait pas grand monde dans les rues, si ce n'est les lycéens qui, eux, n'étaient pas en vacances. Les seules attractions de la commune sont l'église qui surplombe le tout et les restes des remparts. Un petit 11/20 pour l'attrait de la ville me semble honorable.

Trieste, elle, ville italienne qui se situe à quelques encablures de la frontière apparaît comme bien plus vivante. Passé le côté portuaire et industriel assez immonde de l'est de la ville, le cœur historique à la touche autrichienne s'offre à nous. La quantité de bâtiments stylisés est impressionnante. Même les résidences de particuliers possèdent des ornements ou des fresques. Le dimanche de notre visite, c'était jour de marché de Noël, amenant une population certainement plus étoffée qu'à l'accoutumée, mais très agréable.

Ce petit weekend a été long à raconter et je m'en excuse. Au final, les activités que j'avais prévues n'ont pas toutes été réalisées, pour diverses raisons. Je pense qu'il serait mieux de partir à l'aventure de la Slovénie au printemps, afin d'avoir la possibilité de randonner dans les verts pâturages et de ne pas mourir de froid comme ça a pu être le cas.

Mon année internationale touche à sa fin. Après deux semaines de vacances à Grasse, je repars mercredi pour 10 petits jours pendant lesquels je n'aurai sûrement pas l'occasion de trop visiter et ainsi de mettre ce blog à jour. En attendant le semestre prochain, au cours duquel je découvrirai une autre partie du pays des pizzas, je vous remercie tous d'avoir suivi mes aventures et vous dis à très bientôt pour un récit cette fois oral. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que j'en ai eu à raconter mon périple.

Pierre


mardi 29 décembre 2009

Lju Lju Nicollin

Sous la pression grandissante des internautes, la chaine a décidé de reprendre la diffusion de sa saga "Pierre en Slovénie".

Dans l'épisode précédent, le héros faisait ses premiers pas dans ce pays inconnu et enneigé. Bled et Bohinj n'ayant maintenant plus de secret pour vous, passons à la deuxième partie de cette aventure.

Le lendemain, pour rejoindre la capitale Ljubljana, une nouvelle halte par Bled histoire d'avoir une meilleure vue du lac et des alentours ; le brouillard n'étant pas au rendez-vous cette fois-ci. Ensuite, étape à Radovljica (un souci de prononciation peut-être ?) : le panneau de l'autoroute annonçait en effet un vieux village sympathique. Jugez-en par vous-mêmes, mais cela ne restera pas dans les annales. Kranj quant à elle apparaît comme plus attractive, mais malheureusement, nous sommes dimanche, 11 heures, et tout le monde est à la messe ou tout simplement cuvant de la soirée de la veille.

A Ljubljana, les gens sont de sortie. Cette ville d'environ 200 000 habitants est attrayante pour son cœur historique. A part cela, elle n'a rien d'extraordinaire et ressemble bien aux villes de l'Est comme on peut les avoir vues à la télé (L'alléchante visite guidée du Kosovo dans les années 90 par exemple). Se situant à environ une heure de la frontière italienne, les rues étaient pour ce jour férié blindées d'amateurs de pizza et de spaghetti : moi qui voulait m'éloigner un peu d'eux, je n'ai pas choisi le meilleur endroit !

Le centre de la ville est très mignon et recèle de bâtiments ayant, à mon sens, une empreinte de l'empire austro-hongrois (ce n'est pas que je m'y connaisse particulièrement, mais ça m'a un peu fait penser à ça). Une rivière coupe le centre en deux parties avec comme point central, la place et son église rosée. En hauteur, le château de la ville. Gratuit, il permet de découvrir l'étendue de la ville et d'en apprendre plus sur une légende grecque bien connue : Ljubljana serait le lieu où Jason (avec ses potes Argonautes en soutien) a combattu le Dragon après lui avoir volé la célèbre Toison d'Or.

L'université vaut aussi le détour, même si des travaux gâchaient un peu la vue. Il faudrait y retourner par jour de classe histoire de voir si l'intérieur est aussi spectaculaire que l'extérieur.

La visite de la ville se fait plutôt rapidement. Même en ayant commencé à 12h30 et passé une heure au marché de Noël, nous avons dû nous arrêter deux fois pour prendre un chocolat chaud et attendre la tombée de la nuit. L'une des particularités de la ville est en effet son jeu de lumières dès le soleil couché.

L'un des plans initiaux était de rester manger dans la ville et profiter de la vie nocturne comme il se doit. La fraîcheur hivernale a un peu changé la donne mais à la vue de la gente féminine locale, une petite visite printanière est fortement à envisager... avis aux amateurs de douceurs.

lundi 14 décembre 2009

Interruption des programmes ...

... et ce pour une durée indéterminée.

Connaissant quelques soucis techniques, notamment dus à un disque dur défaillant, la chaîne ne pourra malheureusement pas continuer la diffusion de sa sitcom pour le moment.

Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et espérons que tout rentrera dans l'ordre le plus rapidement possible.

Cordialement

mardi 8 décembre 2009

Dober dan ...

... ce qui veut dire bonjour en slovène.

Aujourd'hui, 8 Décembre, les italiens fêtent l'immaculée conception. De ce fait, le laboratoire dans lequel je travaille a fait le pont. Une aubaine pour partir à la découverte de la Slovénie, pays de 2 millions d'habitants, frontalier à l'est de l'Italie.

Voyage initialement prévu à 3 (Camille, ma compère attitrée aux balades, et une de ses amies françaises), nous avons dû réduire les troupes car Camille ne pouvait malheureusement pas être des nôtres.

Après avoir changé tout le programme de visite (il a fallu annuler des réservations maintes et maintes fois), nous voilà en route le samedi matin pour Bohinj. Située en bordure de lac, la petite ville accueille pleins de petits logements (surtout pour l'été) et reste plus abordable que la capitale Ljubljana.

L'achat de la vignette autoroutière effectué en italien à la frontière, et voilà le début d'un weekend qui s'annonçait sous le signe des langues étrangères. Après une grosse heure de route dans des paysages plutôt similaires à ceux que l'on peut trouver en Italie, le relief commence peu à peu à se dessiner. La fin d'un CD, obligeant ainsi l'écoute d'une radio locale, nous permet d'entendre le duo Gainsbourg - Birkin (au p'tit-déjeuner du dimanche, rebelote... ils en sont apparemment fans). D'ailleurs, mon autoradio indiquait Jane Birkina (pas Faso, soyons clairs) ; sympa ce petit nom en slovène en tout cas.

A 50kms de la destination, nous atteignons le haut d'un col sur lequel était tombée la veille une neige bien fraîche. Les saleuses étaient passées, ne laissant aucune possibilité de s'essayer au montage des chaînes achetées le weekend précédent : dommage ! Par contre, le GPS a lui fonctionné plein capot : heureusement d'ailleurs car voilà les chemins empruntés !

Arrivés à l'office de tourisme de Bohinj, je délaisse le français pour demander dans la langue de Shakespeare l'emplacement de notre logement. Les slovènes, sauf exceptions comme vous le verrez, parlent très bien l'anglais. Au top de ma forme, me voilà qui sonne à la porte de la maison qui nous accueillait, et me présente, toujours en anglais. J'étais bien lancé mais un petit "nur Deutsch" (seulement en allemand) m'a littéralement coupé dans mon élan. Damned, me voilà obligé de gérer la partie administrative des choses dans la langue de Goethe. Cela n'a bien sûr pas été de tout repos. Mes phrases ressemblaient à un mix d'anglais, d'allemand et d'italien : comme quoi, le cerveau n'est pas capable de prouesses dans ce domaine (le mien en tout cas).

Les bagages montés dans la chambre et le temps d'admirer la magnifique vue sur les autres maisons, direction Bled, à 20 minutes de route de là. La ville est réputée pour son lac et sa petite île. La vue du château qui les surplombe est d'ailleurs bien sympa, si tant est que le brouillard ne s'invite pas à la fête. Dans le château, on peut revivre une partie du passé de la région : de l'atelier d'imprimerie aux costumes traditionnels sans oublier la cave à vin (le type voulait d'ailleurs me faire acheter une bouteille de vin slovène, apparemment très bon ... sans façon monsieur !).

A la nuit tombée, nous avons fait le tour du petit marché de Noël de Bled. A part un cygne qui faisait danser les enfants sur des chansons ringardes et un magasin provençal, rien de bien transcendant. La ville semble se réserver pour l'été, où les milliers de touristes viennent peupler les chambres des nombreux hôtels. Le soir, on se permet un p'tit restaurant : spécialité "côtelettes de veau aux champignons accompagnées de croquettes (pas des frolix)". La vie est toute aussi chère qu'en France d'ailleurs, mais il fallait bien tenter les douceurs locales (je n'ai malheureusement pas testé toutes les douceurs ... et Dieu sait que les charmes des pays de l'est n'est pas une légende).

Une bonne nuit de sommeil plus tard et un petit-déjeuner de champions et direction ...


... vous le saurez dans le prochain épisode de "Pierre en Slovénie", un roman du même acabit que "Martine à la plage", "Martine à la montagne" ou encore "Martine 2, le retour".

Scenario
Pierre

Écriture
Pierre

Photographie
Pierre

Distribution
Un cygne
Un moustachu de l'ancien temps

Drogue consommée pour pondre un article pareil
Union (de la bière slovène)



samedi 21 novembre 2009

Weekend en famille

J'ai fauté et je m'en excuse : je n'ai pas mis mon blog à jour depuis un moment. Pour la peine, j'irai me confesser dans l'un des nombreux confessionnaux high-tech de Milan !

Le week-end dernier, au détour d'une rue, j'ai fait la rencontre de têtes connues : les paternels, la tante Juliette, la couz' Amandine et Benjamin.

Le samedi, nous avions rendez-vous aux portes de Milan pour découvrir cette ville. Je n'y étais jamais allé non plus, c'était donc l'occasion rêvée. En guise d'accueil pour ces touristes français, un épais brouillard et l'annonce d'une pluie battante pendant tout le weekend. Finalement, nous avons eu que la première partie, fort heureusement.

A la sortie du métro, visite du château-fort de la famille Sforza. Ce n'est pas l'un des plus beaux châteaux qui nous a été donné de voir, mais il est spacieux : c'est le moins que l'on puisse dire. Après une pose devant la fontaine, histoire de bien faire les touristes, direction la Piazza Duomo. Le dôme de Milan est impressionnant : il y a un nombre incalculable de petites tours, qui rendent la perspective difficile à cerner. L'intérieur est tout aussi époustouflant, mais sages que nous sommes, nous avons suivi le protocole et n'avons pas photographié la chose (contrairement aux centaines d'autres personnes qui se trouvaient là).

Les galeries Victor Emmanuel II permettent un instant shopping : Gucci, Prada, Mercedes-Benz ... des petits magasins peu connus ; idéal pour le commun des mortels.

En sortie de ça, le fameux théâtre la Scala di Milano. Fameux, pas pour son extérieur ! Je ne l'ai même pas pris en photo tellement que c'est peu exceptionnel. Pour l'intérieur, nous ne pouvons nous prononcer car c'était fermé.

Après avoir dégusté des pâtes à la mode italienne (gnocchi pour la majorité, carbonara pour le padre), nous nous sommes séparés en deux groupes. Le même padre et moi-même sommes allés à San Siro, l'antre des équipes de football de la ville pour assister au match entre l'Italie et les All-Blacks. Au programme : hymne national à vous couper le souffle, haka et jeu peu intéressant. Une belle expérience de vécue.

Les femmes, en compagnie du guide Benjamin qui apprenait l'italien en 20 leçons, sont allés visiter une villa-musée de l'époque de la Renaissance si je ne me trompe pas. Ils n'ont pas eu le temps et apparemment l'envie d'aller jusqu'au cimetière communal. Je vous ferais la description de celui-ci lorsque j'y retournerai, il paraît que ça vaut le détour. Les photos de leur périple ne me sont pas encore arrivées, donc mystère sur ce qu'ils ont vu.




Après une bonne nuit pour les vieux de la bande (je leur avais réservé un chouette bed and breakfast à 20 kms de Piacenza) et une moins confortable pour les jeunes, direction Cremona. Même si j'y étais déjà allé, j'ai pu découvrir une autre partie de la ville ainsi que goûter aux délices du coin puisqu'un petit marché avait pris place sur la place du Duomo. Ensuite, nous sommes allés à Piacenza où nous avons vécu deux ambiances : celle de ville morte avant de manger et celle d'une plus animée avec un festival plutôt bizarre vers les 15h ... Puis, il était déjà temps de rentrer sur Grasse.



Merci donc à vous d'être venus et pour les autres qui veulent passer des vacances en Italie, n'hésitez pas, vous êtes les bienvenus.

mercredi 21 octobre 2009

Découverte des cinque terre

Ce weekend, nouvelle balade en compagnie de Camille. Cette fois-ci, c'est elle qui a fait le déplacement jusque Piacenza pour qu'on fasse la route ensemble jusqu'au "cinque terre". Ce parc national se trouve en bord de Méditerranée, à une heure au sud de Genova (Gênes).

Il a la particularité d'accueillir en ses terres 5 petits villages tout à fait atypiques. Pour les atteindre, deux solutions majeures s'offrent aux visiteurs : prendre l'un des nombreux trains reliant Gênes à La Spezia (grande ville au sud des cinque terre) ou prendre le chemin de randonnée qui passe par tous les villages. Nous avons choisi de faire les deux, comme ça, pas de jaloux : visite des villages le samedi en découvrant toutes les petites rues et spécificités de chacun et randonnée le dimanche pour faire un peu de sport.


Le samedi :

Après avoir déposé les bagages à Casale di Pignone, un tout petit hameau perdu dans la "montagne", nous prenons la direction Levanto (utile cette carte n'est-ce pas ?). Après deux trois conneries faites en ville et munis de notre badge weekend nous permettant de prendre le train comme nous le souhaitons et d'emprunter les sentiers de randonnée en toute quiétude (et oui, les sentiers sont payants !), nous embarquons pour Monterosso al Mare ; temps de voyage : 5 minutes.

Ce premier village possède la plus grande plage des cinque terre. L'aller de palmiers qui la longe est un peu surfaite, mais on commence déjà à goûter aux charmes des lieux : petit château en fond, eau turquoise, petites rues escarpées. Le point commun de toute la région se trouve dans la couleur des maisons (alternances de couleurs chaudes) et le dénivelé (les villages et les zones cultivées ont dû s'adapter au relief peu commun des lieux).




Ensuite, direction Vernazza, village qui fait déjà moins touristique. La petite place du port et la tour qui le surplombe sont plutôt attrayants. En plus, il y a là des jeux pour enfants me permettant de m'adonner à des activités physiques.



La 3ième étape aurait dû être Corniglia. Pour une raison encore inconnue, le train s'est arrêté un peu plus loin à Riomaggiore (censé être le dernier des villages à visiter). Pour nous, cela n'était pas bien important car nous avions la possibilité de les visiter le lendemain pendant la randonnée. Riomaggiore me semblait connue : l'entrée maritime ressemble étrangement à celle que l'on voit dans le film "Le Talentueux Mr Ripley". Après quelques recherches, il s'est avéré que le film a été tourné à Portofino (un peu au nord des cinque terre), mais la ressemblance est frappante. C'est aussi l'occasion de déguster la traditionnelle glace, même si le soleil commence à se voiler.




La journée se termine à La Spezia, où l'on visite sommairement les rues piétonnes. Il ne faudrait pas se fatiguer pour la longue randonnée qui nous attend le lendemain non plus.

Le dimanche :

7h30, petit déjeuner des champions. Au menu : saucisson, fromage, tartes maison, fruits ... il faut bien ça pour se lancer à l'assaut d'une telle marche qui devait nous prendre 5h, sans compter la visite des deux villages restants.

La randonnée commence par une montée de marches plutôt ardue. On traverse des zones cultivées en terrasses (vignes, oliveraies, potagers) situées à des endroits vraiment impromptus. Vu la largeur et la raideur du sentier à certains endroits, l'utilisation d'un âne est plus qu'impossible et on se demande comment ils ont pu amener tout le nécessaire pour cultiver. Pour transférer la récolte sans se fatiguer, un train genre parc d'attraction permet de se balader. C'est impressionnant de voir la pente qu'il peut emprunter. La randonnée, avec la mer toujours à nos côtés, est rafraichissante. Les habitants des lieux doivent eux en avoir marre de voir passer des touristes à longueur de journée. Après une petite heure et demie de montée-descente, nous arrivons à Vernazza. Le point de vue du village est différent de la veille.




Motivés comme jamais, nous sommes stoppés dans notre élan ; raison : des pompiers sont toujours en train de travailler sur le sentier reliant Vernazza à Corniglia qui a brûlé la veille. Résultat, nous sommes obligés de prendre le train (en s'assurant qu'il s'arrête bien cette fois-ci). Depuis la station, le village est bien en hauteur. Une longue montée de marches nous attend ! Ce village est très particulier, du fait que les maisons sont vraiment en bord de falaise. Si quelqu'un veut repeindre la sienne, il doit bien galérer à mon avis.



Après une halte pic-nic bien méritée, nous reprenons le sentier direction Manarola. Cette fois, la marche est accessible à tout le monde ; dommage car elle ne présente vraiment aucune difficulté. Le village est dans la lignée de tous les autres, très joli. Puis, dernière partie de marche jusqu'à Riomaggiore ; encore plus surfaite est inutile ! Dommage que la partie coupée ait été l'une des plus dures et des plus naturelles. Cela nous a quand même enlevé 1 heure et demie de balade. Mais, le ressenti général de ce weekend est plutôt positif : une très belle région visitée sous un soleil radieux que je conseille aux amoureux de marche.


samedi 10 octobre 2009

Laisse les gondoles à Venise ...

Suite de la narration de notre weekend avec un peu de retard. Après avoir visité Vérone, direction Venise. Cette fois, Augustin y est allé de son côté avec des membres de sa famille, mais nous avons quand même planifié de se croiser sur place. Sachant que la ville compte des milliers de rues différentes, et donc que la probabilité d'emprunter un chemin similaire ou d'arriver au même lieu au même moment est plus que faible, nous ne l'avons pas vu. Il paraîtrait qu'il existe des petits appareils électriques avec des touches sur lesquelles il faut appuyer pour joindre la personne concernée. On ne s'embarrasse pas de telles choses nous, on préfère se dire que "si, on va le croiser, c'est pas si grand Venise".

Arrivés à la gare après une heure et vingt minutes de voyage, nous voilà déjà dans l'environnement vénitien : canal avec bateaux, maisons colorées, ponts de formes bizarres et touristes surexcités ! Même en plein mois d'Octobre, alors que ce ne sont pas spécialement les vacances, c'est hallucinant le nombre de gens qui visitent la ville (et surtout le nombre de français !). Je n'ose même pas imaginer en plein été.

Notre objectif est de nous rendre à la place Saint-Marc, lieu incontournable de la ville. Pour cela, nous empruntons des chemins de traverse un peu au hasard : c'est plutôt charmant d'emprunter toutes ces petites ruelles, dans lesquelles il est parfois impossible de se croiser. Au détour d'une rue, une église, au détour d'une autre, un bout de canal avec parfois une gondole ou deux. Après plus d'une heure de déambulation, nous arrivons enfin aux quais de la place Saint-Marc. Nous n'avons pas tout de suite compris que nous étions au bon endroit. En effet, la place était presque intégralement inondée et par là où nous sommes arrivés, l'angle de vue ne nous permettait pas de reconnaître la basilique. Le palais des doges aurait certainement dû nous mettre sur la voie, mais notre connaissance de la ville était trop sommaire pour que ça tilte. Après un petit tour, nous sommes rentrés sur la place d'un autre endroit avec vue sur la basilique. Pas de doute, nous étions bien au dit lieu. C'est plutôt bizarre de voir la place sous l'eau comme ça : à des moments cela peut même arriver jusqu'à mi-mollet (à ne surtout pas confondre avec un fromage aimé de Dave). Par contre, qui dit eau, dit absence de pigeons ; et ça, ce n'est pas négligeable.

Même si nous n'avons pu voir qu'une partie, du fait de l'office du dimanche matin, l'intérieur de la basilique est somptueux. Puis la vue du balcon supérieur est pas mal.

Ensuite, nous sommes allés sur une petite presqu'île en face pour voir la grande église qui apparaissait au loin. Longue marche, mais le coin était plutôt intéressant. De là, nous avions une vue sur presque toutes les autres "îles". C'est impressionnant de voir dépasser toutes ses églises. Je pense que chaque habitant à son église ; c'est plus sympa comme ça.

Puis, il était déjà l'heure de rentrer. En fait, pas totalement, mais nous ne voulions pas arriver en retard au train, donc nous ne nous sommes pas aventurés à vouloir visiter autre chose. Nous avons donc flâné dans les rues aux alentours de la gare. Très bonne journée, beaucoup de marche et une déception de ne pas avoir vu le pont des soupirs pour cause de réfection. Il est caché par une bâche bleue : génial !

Comme le conseillaient si bien Sheila et Ringo, deux grands artistes que l'on n'oubliera jamais, nous avons laissé les gondoles à Venise. Déjà, j'ai galéré à la sortir de l'eau cette maudite pirogue, (ça pèse au moins un âne mort qui avait passé sa vie au Mac'Do), puis après, la porter dans les rues méandreuses de la ville, je ne vous raconte pas. Ça frotte sur tous les murs, ça vous goutte sur le front ... Comme quoi, ils ont bon avoir deux noms de scène ridicules, ils étaient plutôt censés.