mardi 29 décembre 2009

Lju Lju Nicollin

Sous la pression grandissante des internautes, la chaine a décidé de reprendre la diffusion de sa saga "Pierre en Slovénie".

Dans l'épisode précédent, le héros faisait ses premiers pas dans ce pays inconnu et enneigé. Bled et Bohinj n'ayant maintenant plus de secret pour vous, passons à la deuxième partie de cette aventure.

Le lendemain, pour rejoindre la capitale Ljubljana, une nouvelle halte par Bled histoire d'avoir une meilleure vue du lac et des alentours ; le brouillard n'étant pas au rendez-vous cette fois-ci. Ensuite, étape à Radovljica (un souci de prononciation peut-être ?) : le panneau de l'autoroute annonçait en effet un vieux village sympathique. Jugez-en par vous-mêmes, mais cela ne restera pas dans les annales. Kranj quant à elle apparaît comme plus attractive, mais malheureusement, nous sommes dimanche, 11 heures, et tout le monde est à la messe ou tout simplement cuvant de la soirée de la veille.

A Ljubljana, les gens sont de sortie. Cette ville d'environ 200 000 habitants est attrayante pour son cœur historique. A part cela, elle n'a rien d'extraordinaire et ressemble bien aux villes de l'Est comme on peut les avoir vues à la télé (L'alléchante visite guidée du Kosovo dans les années 90 par exemple). Se situant à environ une heure de la frontière italienne, les rues étaient pour ce jour férié blindées d'amateurs de pizza et de spaghetti : moi qui voulait m'éloigner un peu d'eux, je n'ai pas choisi le meilleur endroit !

Le centre de la ville est très mignon et recèle de bâtiments ayant, à mon sens, une empreinte de l'empire austro-hongrois (ce n'est pas que je m'y connaisse particulièrement, mais ça m'a un peu fait penser à ça). Une rivière coupe le centre en deux parties avec comme point central, la place et son église rosée. En hauteur, le château de la ville. Gratuit, il permet de découvrir l'étendue de la ville et d'en apprendre plus sur une légende grecque bien connue : Ljubljana serait le lieu où Jason (avec ses potes Argonautes en soutien) a combattu le Dragon après lui avoir volé la célèbre Toison d'Or.

L'université vaut aussi le détour, même si des travaux gâchaient un peu la vue. Il faudrait y retourner par jour de classe histoire de voir si l'intérieur est aussi spectaculaire que l'extérieur.

La visite de la ville se fait plutôt rapidement. Même en ayant commencé à 12h30 et passé une heure au marché de Noël, nous avons dû nous arrêter deux fois pour prendre un chocolat chaud et attendre la tombée de la nuit. L'une des particularités de la ville est en effet son jeu de lumières dès le soleil couché.

L'un des plans initiaux était de rester manger dans la ville et profiter de la vie nocturne comme il se doit. La fraîcheur hivernale a un peu changé la donne mais à la vue de la gente féminine locale, une petite visite printanière est fortement à envisager... avis aux amateurs de douceurs.

lundi 14 décembre 2009

Interruption des programmes ...

... et ce pour une durée indéterminée.

Connaissant quelques soucis techniques, notamment dus à un disque dur défaillant, la chaîne ne pourra malheureusement pas continuer la diffusion de sa sitcom pour le moment.

Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et espérons que tout rentrera dans l'ordre le plus rapidement possible.

Cordialement

mardi 8 décembre 2009

Dober dan ...

... ce qui veut dire bonjour en slovène.

Aujourd'hui, 8 Décembre, les italiens fêtent l'immaculée conception. De ce fait, le laboratoire dans lequel je travaille a fait le pont. Une aubaine pour partir à la découverte de la Slovénie, pays de 2 millions d'habitants, frontalier à l'est de l'Italie.

Voyage initialement prévu à 3 (Camille, ma compère attitrée aux balades, et une de ses amies françaises), nous avons dû réduire les troupes car Camille ne pouvait malheureusement pas être des nôtres.

Après avoir changé tout le programme de visite (il a fallu annuler des réservations maintes et maintes fois), nous voilà en route le samedi matin pour Bohinj. Située en bordure de lac, la petite ville accueille pleins de petits logements (surtout pour l'été) et reste plus abordable que la capitale Ljubljana.

L'achat de la vignette autoroutière effectué en italien à la frontière, et voilà le début d'un weekend qui s'annonçait sous le signe des langues étrangères. Après une grosse heure de route dans des paysages plutôt similaires à ceux que l'on peut trouver en Italie, le relief commence peu à peu à se dessiner. La fin d'un CD, obligeant ainsi l'écoute d'une radio locale, nous permet d'entendre le duo Gainsbourg - Birkin (au p'tit-déjeuner du dimanche, rebelote... ils en sont apparemment fans). D'ailleurs, mon autoradio indiquait Jane Birkina (pas Faso, soyons clairs) ; sympa ce petit nom en slovène en tout cas.

A 50kms de la destination, nous atteignons le haut d'un col sur lequel était tombée la veille une neige bien fraîche. Les saleuses étaient passées, ne laissant aucune possibilité de s'essayer au montage des chaînes achetées le weekend précédent : dommage ! Par contre, le GPS a lui fonctionné plein capot : heureusement d'ailleurs car voilà les chemins empruntés !

Arrivés à l'office de tourisme de Bohinj, je délaisse le français pour demander dans la langue de Shakespeare l'emplacement de notre logement. Les slovènes, sauf exceptions comme vous le verrez, parlent très bien l'anglais. Au top de ma forme, me voilà qui sonne à la porte de la maison qui nous accueillait, et me présente, toujours en anglais. J'étais bien lancé mais un petit "nur Deutsch" (seulement en allemand) m'a littéralement coupé dans mon élan. Damned, me voilà obligé de gérer la partie administrative des choses dans la langue de Goethe. Cela n'a bien sûr pas été de tout repos. Mes phrases ressemblaient à un mix d'anglais, d'allemand et d'italien : comme quoi, le cerveau n'est pas capable de prouesses dans ce domaine (le mien en tout cas).

Les bagages montés dans la chambre et le temps d'admirer la magnifique vue sur les autres maisons, direction Bled, à 20 minutes de route de là. La ville est réputée pour son lac et sa petite île. La vue du château qui les surplombe est d'ailleurs bien sympa, si tant est que le brouillard ne s'invite pas à la fête. Dans le château, on peut revivre une partie du passé de la région : de l'atelier d'imprimerie aux costumes traditionnels sans oublier la cave à vin (le type voulait d'ailleurs me faire acheter une bouteille de vin slovène, apparemment très bon ... sans façon monsieur !).

A la nuit tombée, nous avons fait le tour du petit marché de Noël de Bled. A part un cygne qui faisait danser les enfants sur des chansons ringardes et un magasin provençal, rien de bien transcendant. La ville semble se réserver pour l'été, où les milliers de touristes viennent peupler les chambres des nombreux hôtels. Le soir, on se permet un p'tit restaurant : spécialité "côtelettes de veau aux champignons accompagnées de croquettes (pas des frolix)". La vie est toute aussi chère qu'en France d'ailleurs, mais il fallait bien tenter les douceurs locales (je n'ai malheureusement pas testé toutes les douceurs ... et Dieu sait que les charmes des pays de l'est n'est pas une légende).

Une bonne nuit de sommeil plus tard et un petit-déjeuner de champions et direction ...


... vous le saurez dans le prochain épisode de "Pierre en Slovénie", un roman du même acabit que "Martine à la plage", "Martine à la montagne" ou encore "Martine 2, le retour".

Scenario
Pierre

Écriture
Pierre

Photographie
Pierre

Distribution
Un cygne
Un moustachu de l'ancien temps

Drogue consommée pour pondre un article pareil
Union (de la bière slovène)